Jean Côté, Autoportrait

Publié dans La Voix de L'Est (cyberpresse.ca), le 5 novembre 2004.

Frédérick Duchesneau
Granby

L'amour des arts habite Jean Côté depuis toujours. "Dès l'efance, j'étais fou du dessin,  c'était de loin ma matière préférée à l'école", mentionne-t-il. Peintre, lithographe et  sculpteur reconnu, il se consacre à plein temps à sa passion depuis plus de 25 ans, après avoir occupé divers emploi de subsistance jusqu'à l'aube de la quarantaine.
Dérangé par l'insécurité inhérente à la vie artistique ? "Pas du tout, je suis un optimiste."

Artiste peintre Jean cote Voyage à fer

30 000 visiteurs
Présentement, Jean Côté, qui décrit son art comme de l'"abstrait lyrique", se trouve entre deux projets. Le 3 octobre dernier prenait fin son exposition intitulée Beau risque, sise dans la salle d'exposition de la TOHU, la cité des arts du cirque à Montréal. Il y avait travaillé pendant plus de deux ans. "Je laisse retomber la poussière actuellement, mais il va y avoir autre chose. C'est la beauté de l'art, il n'y a pas de retraite, pas d'âge pour la création." observe-t-il.
Autant le thème, le cirque, que le site de la TOHU, une ancienne carrière Miron, ont constitué la bsae de son inspiration. Vingt-cinq toiles et sculptures ont été créées spécialement pour l'occasion et vues par quelques 30 000 visiteurs en trois mois et demi.
Depuis, l'artiste, dont l'atelier est juché dans les hauteurs du 3e impérial, rue Cowie, continue de s'adonner à ce qu'il produit principalement depuis une douzaine d'années: de la technique mixte, à savoir l'incorporation d'objets de toutes sortes - fer rouillé, morceaux de nickel ou d'ordinateurs, notes de piano, cuillères, filets - à ses toiles. "J'ai commencé ça en 1992 avec un morceau de pancarte trouvé dans le métro de Paris et je n'ai pas arrêté depuis", raconte, l'oeil vif, celui qui peut se targuer d'avoir pu compter un Jean-Paul Riopelle parmi ses amis.

Les voyages forment... les artistes
Si le parcours artistique de M. Côté se révèle très varié, on peut en dire autant de ses voyages outre-mer, sources de grandes expériences pour le peintre. Ses passages en France, en Allemagne et, surtout, au Viêt-Nam l'ont particulièrement emballé, voire marqué.
"C'est un autre monde, dit-il de ses deux séjours au Viêt-Nam en 2000 et 2002, mais les artistes y sont bien reçus. Quand on arrive là-bas, les gens sont contents parce que la suveillance étroite dont ils font habituellement l'objet est un peu relâchées", ajoute celui qui fut le premier Canadien accepté comme mebre officiel de l'Association des Beaux-Arts de Hô Chi Minh Ville.
Le peintre granbyen relate également avec enthousiasme son voyage dans le Transsibérien au printemps 2003, de Moscou à la Chine, en passant par la Mongolie."Trois artistes français et moi devions peindre dans le train pendant le trajet et les passagers pouvaient nous regarder travailler. C'était vraiment spécial."
En fait, il a tellement apprécié qu'il n'écarte pas l'idée d'éventuellement "repasser à l'Est".
En attendant, Jean Côté, qui cite Kandinsky, Zao Wou-Ki, Jean-Paul Lemieux et son ami Riopelle comme peintre fétiches, continue de faire ce qu'il aime le plus au monde: exercer son art, tranquillement, entre les quatre murs de son atelier.

Voyage à fer
137 x 100cm