Participation de l’artiste Québécois Canadien : Jean Côté

jean cote art Art 20e et 21e siècles – Edition Regards
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L’artiste peinture Jean Côté se retrouve dans le nouveau recueil d’art 'Art 20e et 21e siècles'

Présentation d’une centaine d’artistes des 20e et 21e siècles, dont : Picasso, Odilon Redon, Riopelle, Braque, Zao Wou-Ki, Warhol, César, Louise Bourgeois, Jean Cocteau, ….
L’œuvre protéiforme de Jean Côté est un hymne à la vie, mais pas seulement. C’est aussi une aventure débutée fort tôt dans sa vie. Le dessin était déjà un moyen d’expression privilégié de l’enfant Côté. D’écoles de peinture au Québec, en ateliers de lithographie, Graff à Montréal, Pons à Paris, à l’institut des Beaux-Arts, en sculpture, à Montréal, l’artiste a pris le temps d’investir plusieurs champs d’expression plastique; maîtrisant des techniques et forgeant un style propre au plus près des émotions qui l’habitent et du regard attentif et passionné qu’il pose sur la vie. Ami du peintre Jean-Paul Riopelle, Canadien comme lui, Jean Côté cherche également à traduire l’émotion, au-delà du motif; démarche qui l’a conduit vers l’abstraction lyrique dans un tourbillon de matière rehaussée d’objets banals et hétéroclites, rebuts de vie, passagers de mémoire, anonymes et pourtant tellement remplis d’humanité.

Jean Côté peint le temps, la vie, le passage, l’éphémère et l’éternité. À la magie du premier jet, de la première tache de couleur, il répond par l’incorporation d’objets (fer rouillé, cuillères, morceaux d’aluminium recyclé…), objets informes détachés de leur fonction passée, abandonnés, jetés, oubliés, qui retrouvent vie et sens sur la toile de Jean Côté.

Un échange s’installe ainsi entre l’artiste, l’œuvre, l’objet sans mémoire, la couleur. Rejoignant Kandinsky ou Zao Wou Ki, dont il se sent proche, Jean Côté crée au-delà du visible, touchant à l’indicible de toute condition humaine comme à l’universalité des émotions et des sentiments

Philippe Bouscayrol

Jean Cote

Ses oeuvres récentes reflètent cette volonté de repousser toujours plus loin les frontières de l’inconnu. Dans ses tableaux, Jean Côté apprivoise cette zone incertaine entre le dit et le non-dit, abolissant ainsi cette barrière que l’on dresse trop souvent entre ce que l’on peut saisir et comprendre d’une oeuvre et ce que l’on peut ressentir. D’un geste large et souple, l’artiste explore l’étendue de la toile pour réinventer et unifier un espace trop souvent morcelé, fragmenté par la succession des jours.

La toile devient alors un lieu privilégié, un champ de lumière où s’inscrivent, une à une, les traces du temps. Ces traits, dont les couleurs dynamisent toute la surface de la toile, sont comme des points de repère qui interpellent discrètement le spectateur et guident son regard dans l’immensité que l’oeuvre nous suggère.

Dans ce cadre, le propos du peintre atteint un espace de silence qui viennent briser ces traits rouges ou bleus. Ces empreintes prennent parfois l’allure d’une blessure ou d’une grande joie, cri strident qui vient rompre le calme du tableau.

Jean Cote Jean Cote

Ces oeuvres constituent une fenêtre ouverte sur un ailleurs, une poésie authentique qui se fait couleur, transparence et fluidité. Par la profondeur, l’intensité et la sensibilité qu’elle dégage, la peinture de Jean Côté nous rejoint au plus intime de nous-mêmes, nous ravit et nous interroge.

Jules Arbec, Critique d’art